Auteur: Robert Tessier

ISBN: 978-2-922061-41-3

Nombre de pages: 118

Prix (papier): 19.95$

Prix (ePdf): 9.99$

Le fil de Marie Anne, entre deux eaux : La profondeur d’un récit inhabituel

Robert Tessier compte parmi les auteurs les plus intéressants des Éditions de l’étoile de mer. Ex professeur universitaire et homme de lettres, il en a agréablement surpris plus d’un avec son précédent roman traitant de travestisme et de transsexualité, Le matin des magiciennes.

Ce récit, dont ZoneCulture a fait une critique, montrait le souci de recherche qui animait l’auteur. Cette fois-ci, on plonge plus profondément dans la question identitaire du travestisme et cela donne un roman passionnant.

Malgré son sujet, que d’aucuns penseraient ne s’adresser qu’à un public restreint, je précise que la recherche de son identité, le noyau du roman, s’adresse définitivement à tout le monde. Effectivement, qui n’a eu à un moment ou l’autre une crise identitaire, plus ou moins profonde, qui nous invitait à tout remettre en question. Qui suis-je vraiment? Où vais-je? Sont des questions que se posent tout le monde à un moment charnière de leur vie. Et, dans tous les cas, le cheminement vers la conquête (ou la reconquête) de son identité demeure rigoureusement le même.

Pour Marie Anne, personnage principal du récit, la quête identitaire est plus complexe de par l’élément de travestisme inséré dans la trame de ce dernier. Une belle femme, sûre de sa beauté et de son allure, décide de rencontrer un psychologue afin de débrouiller l’écheveau de sa vie et de son passé, et de suivre le fil ainsi démêlé jusqu’à son identité propre. Elle y réussit, pour un temps. Mais certains événements vont la faire chuter sur le chemin de sa quête, laquelle reprendra de plus belle… jusqu’à la conclusion finale, laquelle saura sûrement vous faire rire!

Marie Anne elle-même demeure un personnage fascinant, de par son vécu tumultueux. On en vient à partager le sort de cette femme, à compatir à sa quête de son identité propre. Ce qui est la marque d’un personnage qui transcende l’univers en deux dimensions d’une page de livre pour devenir quasi-vivante dans un univers qui devient en trois dimensions, de par la seule force de sa présence. On ne voit pas souvent de tels personnages, et encore moins dans la littérature LGBT. Même si nous savons que cette femme est en réalité un homme, la portion masculine en devient pratiquement occultée, face au rayonnement que Marie Anne projette.

L’ouvrage en profite pour soulever dans le cadre du roman des constats qui rejoignent autant les gais que les lesbiennes. Que ce soit le mariage par pression sociale ou encore la confusion des genres, de même que la jeunesse lorsqu’on est gai ou « différent », tous ces points sont les bienvenus dans une littérature qui plonge hélas souvent dans la superficialité. Robert Tessier livre là, à mon avis, un roman encore meilleur que Le matin des magiciennes. D’autres que moi ne s’y sont pas trompés : on chuchote en coulisses que ce roman a de fortes chances de remporter des prix. Une chose demeure certaine : ces prix seront largement mérités.

Par : Mario Landerman  http://www.zoneculture.info/


POUR COMMANDER CE TITRE :




LES TITRES EN NUMÉRIQUE ET EN IMPRESSION À LA DEMANDE
SONT ÉGALEMENT DISPONIBLES SUR:


www.Bouquinbec.ca


Votre panier est vide

Fier commanditaire du:



Nos partenaires en édition: